Shihab Presse – Représentant le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Safi Gharib a participé ce samedi à la réunion du Comité des Dix de l’Union africaine chargé de la réforme du Conseil de sécurité, tenue en marge du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie.
Dans un discours lu par le Premier ministre, le Président de la République a souligné que l’aggravation inquiétante des conflits et la multiplication des foyers de tensions, conjuguées à un manque d’efficacité institutionnelle évident, affaiblissent la confiance de la communauté internationale dans le droit international, instaurent une double norme et ravivent la logique de la force au détriment des valeurs de justice, de coopération et d’égalité.
Le Président Tebboune a précisé que, pour le continent africain, les menaces sécuritaires ont pris une ampleur considérable, exacerbées par les interventions extérieures et le conflit des agendas, entraînant un déclin sans précédent de la paix et de la stabilité sur le continent.
Il a ajouté que l’Afrique est confrontée à une série de crises imbriquées, allant de la propagation du terrorisme et de la criminalité organisée transfrontalière à l’émergence de foyers de tensions et de conflits, jusqu’aux changements non constitutionnels de gouvernements accompagnés de troubles liés à la gouvernance et à l’instabilité.
Le Président de la République a insisté sur le fait que l’Afrique doit naturellement occuper la place qui lui revient au Conseil de sécurité, compte tenu de son poids géopolitique, de son influence économique et de ses contributions civilisationnelles. Il a souligné que la réalisation de cet objectif n’est pas une faveur ou un don, mais un droit historique et une justice tardive qu’il convient de rétablir.
Dans ce contexte, il a appelé les pays africains à contrer toutes les tentatives visant à entraver ou affaiblir le processus de réforme et à maintenir une position africaine unifiée sur la scène internationale, sans se laisser entraîner dans d’autres coalitions d’intérêts, afin que le continent parle d’une seule voix jusqu’à la satisfaction des exigences de la position africaine commune.
En conclusion, le Président a réaffirmé l’engagement ferme de l’Algérie à travailler collectivement au sein du Comité des Dix, à défendre la position africaine unifiée et à œuvrer sans relâche pour élever la voix de l’Afrique, répondre à ses revendications légitimes et réparer les injustices historiques. Il a exprimé l’espoir que ce sommet contribue à renforcer l’unité africaine et à trouver des solutions collectives qui favorisent la paix et la sécurité sur le continent.
