shihab presse-Le directeur général du Service de renseignement extérieur français, Nicolas Lerner, a qualifié le différend entre Paris et Alger de « plus grave depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962 ».
Il a précisé que les contacts entre les deux parties n’ont pas été totalement rompus, malgré le recul du niveau de coopération en matière de renseignement, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
Il a ajouté que Paris espère toujours relancer la coopération sécuritaire si les conditions appropriées sont réunies, soulignant que les services algériens font preuve d’une grande efficacité dans la détection des menaces sur leur territoire.
Le responsable français a également révélé l’existence d’indicateurs émanant d’Alger montrant une volonté de rouvrir les canaux de dialogue avec la France, plus d’un an après le déclenchement d’une grave crise diplomatique entre les deux pays.
Dans des déclarations à France Inter, Lerner a indiqué que ces signaux se manifestent à la fois de manière publique et discrète, affirmant la disponibilité de la France à dialoguer.
Dans le même contexte, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a récemment déclaré que son gouvernement s’emploie à réactiver les relations bilatérales après plusieurs mois de stagnation, soulignant la nécessité de respecter la souveraineté de l’Algérie et de ne pas instrumentaliser les relations entre les deux pays dans les querelles politiques internes françaises.
Lecornu a en outre insisté sur l’importance d’un dialogue calme et responsable, prenant en considération les intérêts des deux parties, précisant que la diplomatie française poursuit ses efforts pour résoudre les dossiers en suspens.
