Shihab Press – L’hélium s’impose aujourd’hui comme l’une des ressources stratégiques mondiales les plus précieuses, grâce à ses propriétés physiques uniques : gaz inerte, léger et ultra-froid, indispensable notamment au refroidissement des aimants supraconducteurs utilisés dans les appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et dans d’autres technologies de pointe.
Selon un rapport de l’institution “Frontiers for Scientific and Technological Research”, publié dans la revue Frontiers in Environmental Science, l’Algérie dispose d’un stock estimé à 8,2 milliards de mètres cubes d’hélium en 2025, la plaçant au premier rang en Afrique, au deuxième rang dans le monde arabe (après le Qatar) et au troisième rang mondial, derrière les États-Unis et le Qatar.
L’hélium algérien est principalement extrait du gaz naturel liquéfié dans le complexe de Hassi R’mel, constituant une ressource clé pour plusieurs secteurs stratégiques : médecine, refroidissement cryogénique, recherche spatiale, informatique quantique, industrie des semi-conducteurs et imagerie médicale.
Autrefois connu pour gonfler les ballons, l’hélium est devenu un élément stratégique de l’économie industrielle moderne.
Le rapport classe les États-Unis premiers avec 20,6 milliards m³, suivis du Qatar (10,1 milliards m³), puis de l’Algérie (8,2 milliards m³). Derrière, viennent la Russie (6,8 milliards m³), le Canada (2,0 milliards m³) et la Chine (1,1 milliard m³).
La valeur du marché mondial de l’hélium est estimée à 4,1 milliards USD en 2024, et devrait atteindre 6,06 milliards USD d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel de 6,7 % entre 2025 et 2030.
