. Il a expliqué que la Russie ne pouvait pas soutenir un texte « aussi déséquilibré », s’étonnant du comportement de certains « parrains officieux » du dossier qui, selon lui, « agissent comme s’ils pouvaient utiliser le Conseil de sécurité pour promouvoir leurs positions nationales ». Nebenzia a souligné que cette approche contredit les traditions bien établies du Conseil, fondées sur le consensus et la prise en compte des opinions de tous les membres.
Le diplomate russe a précisé que les États-Unis évitent, depuis deux ans, toute discussion sur les textes relatifs au Sahara occidental dans le cadre complet du Conseil, poussant une délégation à demander un débat public sur le projet. Cette démarche, a-t-il ajouté, a mis en évidence « les lacunes évidentes du travail des responsables du dossier, qui ont géré le processus de manière improvisée et politisée ».
Selon Nebenzia, la résolution adoptée représente « un recul par rapport aux principes établis par les Nations Unies pour le règlement de la question du Sahara occidental », affirmant que cette base « demeure valide et ne doit faire l’objet d’aucune révision ». Il a enfin précisé que Moscou n’a pas bloqué la décision de prolonger le mandat de la MINURSO, souhaitant ainsi « donner une nouvelle chance au processus de paix ».
