Shihab Press – Des milliers de Sahraouis sont descendus dans les rues de Laâyoune occupée, exigeant une solution onusienne équitable garantissant leur droit à l’autodétermination. Selon la télévision algérienne, les manifestants, soumis depuis des décennies à l’occupation marocaine, réclament le respect de leur droit légitime à l’indépendance.
La mobilisation s’est également étendue aux camps de réfugiés sahraouis, où d’importantes marches ont eu lieu pour porter la voix d’un peuple en quête de liberté et de justice.
La RASD et la question du projet américain
Dans ce contexte, Sidi Mohamed Ammar, représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, a adressé une lettre officielle au président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia, pour exprimer le rejet catégorique du projet de résolution américain sur la mission onusienne.
Selon lui, le texte proposé par les États-Unis, en tant que « porte-plume » du dossier, constitue une dérive grave par rapport aux principes du droit international régissant la question du Sahara occidental, et remet en cause les bases juridiques et politiques sur lesquelles le Conseil de sécurité s’appuie depuis des décennies.
Le diplomate sahraoui a précisé que le texte américain porte atteinte au cœur du processus de paix onusien et viole le statut international du territoire, soulignant qu’aucune approche restreignant le droit à l’autodétermination ne saurait être acceptée.
Un appel à une paix crédible sous l’égide de l’ONU
Le Front Polisario a par ailleurs présenté, le 20 octobre, une proposition complète au Secrétaire général de l’ONU, exprimant sa volonté d’engager un véritable processus de paix fondé sur la légalité internationale et le principe d’autodétermination.
Ammar a averti que l’adoption du projet américain, sans prendre en compte les observations du Polisario, pousserait le mouvement à se retirer de toute initiative politique découlant de ce texte. Il a exhorté les membres du Conseil de sécurité à défendre les principes de la Charte des Nations unies et à agir pour une solution juste et durable.
