Attaf a rappelé que le Conseil de sécurité tient deux sessions annuelles sur le Sahara occidental : l’une en avril pour évaluer le travail de la MINURSO, l’autre en octobre pour renouveler son mandat. Selon lui, le Maroc a cherché à profiter de la session d’octobre pour imposer par la force son agenda historique.
Le chef de la diplomatie algérienne a résumé les objectifs marocains en trois axes : la suppression ou une modification radicale du mandat de la MINURSO ; l’imposition du projet d’« autonomie » comme cadre exclusif de solution politique ; et l’éradication du principe d’autodétermination du peuple sahraoui.
Cette tentative unilatérale a suscité une réaction internationale forte. Ahmed Attaf a indiqué que le texte initial dévoilait clairement ces intentions, poussant plusieurs États membres à intervenir. « Huit pays ont présenté des amendements substantiels au projet, le jugeant injuste et entièrement biaisé en faveur d’une partie », a-t-il précisé.
Après les délibérations, la version finale de la résolution s’est clairement éloignée des objectifs défendus par Rabat : la MINURSO n’a pas été dissoute et son mandat n’a pas été modifié ; son mandat a été renouvelé pour une année entière au lieu de trois mois ; et le texte final n’a pas cantonné la solution à l’« autonomie », en reconnaissant d’autres options, y compris la voie d’un référendum en faveur de l’autodétermination.
Pour conclure, le ministre Attaf a rappelé que la position constante de l’Algérie reste le soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément au droit international, et la défense d’un processus onusien juste et équilibré garantissant la stabilité régionale.
